Qui se cache derrière les sacs Camille ?

Hello, tout le monde !

Aujourd’hui l’équipe Camille est contente de mieux vous présenter la personne qui a lancé ce projet ainsi que ses ambitions pour la marque…

 

Qui es-tu ?

Je suis Camille Vial, créatrice, je dessine et produis les collections. Je m’occupe aussi de tout le sourcing des matières. Je suis également cogérante de la marque avec mon frère Raphaël car les tableaux Excel ne sont pas un domaine dans lequel j’excelle! Plus sérieusement, Raphaël s’occupe de tout ce qui est développement, stratégie marketing et finances.

 

J’ai fait un master de mode à Berlin puis j’ai débuté ma carrière dans des bureaux de style ce qui n’a pas manqué d’aiguiser mon regard sur les tendances en devenir.

Ensuite, pour des raisons personnelles j’ai décidé de partir 7 ans en Inde où j’étais styliste. Je m’occupais de développer des collections dans des usines indiennes pour le marché européen de l’habillement féminin. Mon expérience dans ce vaste pays m’a permis d’avoir une prise de conscience sur la réalité des productions de masse et la consommation à outrance. Ayant été témoin des répétitions de collections, des prix tirés vers le bas au détriment de l’éthique des travailleurs, j’ai pris la décision de rentrer en France et de lancer ma propre marque, Camille.

 

Pourquoi avoir choisi « Camille » pour nom de la marque ?

Camille
Non ce n’est pas par pur narcissisme que la marque porte le même nom que sa créatrice ! ;-)
Cela part d’une réflexion avec mon frère et donner mon prénom était une évidence car c’était une manière d’affirmer l’identité et les principes qu’on voulait donner à la marque.
La marque s’appelle Camille car tous les sacs sont pensés et prototypés en interne et non pas par un atelier de design. De plus, donner mon prénom à la marque était cohérent avec un projet que j’assume pleinement et dans lequel je m’implique à 100%.
Petite anecdote : à l’époque je trouvais ça agaçant de m’appeler ainsi car il y avait toujours beaucoup de Camille dans mon entourage ! Aujourd’hui pour la marque je pense que Camille s’adapte parfaitement car c’est un prénom « emblématique » et très générationnel, qui plus est mixte !
 
Pourquoi la maroquinerie en particulier ?
Alors tout simplement parce que je voulais changer des vêtements sur lesquels j’avais beaucoup travaillé et surtout parce que pour moi un sac est plus durable dans le temps et habille bien plus les personnes qu'une jolie robe. Je veux dire par là que par exemple dans un jour de flemme, on peut être moins attentive dans le choix de sa tenue. Mais dans tous les cas, même en étant moins apprêtée, avoir un beau sac peut rehausser tout un look !
 
Pourquoi être passé à la mode vegan ?
Car l’environnement est un sujet qui me préoccupe et me tient vraiment à cœur, notamment en faisant des recherches pour créer des produits les plus écologiques possible. C’était donc évident de prendre des matières à faible impact environnemental.
Aujourd’hui il y a tellement de matières innovantes et respectueuses de l’environnement, des hommes, des animaux et de la planète, alors pourquoi ne pas s’en servir ?
Aussi j’ai eu l’occasion de visiter des tanneries en Inde et vraiment je ne voulais pas participer à ça, vous ne voudriez pas non plus ! Dans la plupart des tanneries, les hommes y travaillent sans équipement de protection et manient des produits hautement toxiques. Ces mêmes produits sont déversés dans les fleuves et les rivières, participant à une catastrophe environnementale de grande envergure. 
 
Comment avez-vous découvert le Piñatex et les autres alternatives au cuir ?
 Ça date des années où je travaillais dans les bureaux de style, j’étais spécialisée dans le sourcing de matières et je devais me tenir au courant des innovations. J’ai pris l’habitude de rester en veille et je m’intéresse beaucoup aux nouveautés dans le textile. C’est donc grâce aux lectures de blogs et de la presse spécialisée ou encore lors de visites dans des salons professionnels que j’ai découvert ces alternatives.
 
Depuis quand êtes-vous en activité ?
En ce qui concerne la marque Camille cela fait 2 ans, sinon cela fait 14 ans que je travaille dans le domaine de la mode.
 
Quelles perspectives d’avenir pour la marque ?
 Nous n’avons pas l’intention d’inonder le marché avec nos sacs, nous voulons avant tout rester écoresponsables. C’est très difficile de faire des grandes séries tout en gardant son éthique. Nous souhaitons plutôt nous positionner à la pointe des nouvelles matières et des techniques de production innovantes, mais toujours à échelle humaine et le plus localement possible. En cela nous participons à la transition vers le slow fashion. Et pourquoi pas, être un des acteurs de référence de cette nouvelle mode en forte croissance !
Nous aimerions aussi élargir nos horizons en créant des collections qui s’adressent à toutes et à tous sans distinction de genre. Une nouvelle ligne de sacs, aussi bien masculine que féminine, doit sortir en septembre, mais je vous laisse la surprise de la découvrir !
 
Enfin pourquoi pas un jour créer des chaussures !  
 
Quelle image de marque souhaites-tu réellement donner à Camille ? 
J’aimerais que les gens pensent à nous comme une marque de mode, avec des articles originaux, tendances et surtout durables. L’écologie et la transparence sont des postulats de base, cela devrait être le cas pour tous les acteurs de ce marché,  la mode étant la deuxième industrie la plus polluante du monde.
Je pense que Camille est une marque pouvant à la fois proposer des classiques et les remettre à l’ère du temps. Nous nous efforçons de toujours revisiter nos sacs en misant sur des motifs ou des couleurs plus vives.
Comme vous pouvez le voir nous aimons aussi l’innovation pour les formes de nos sacs comme par exemple le Oman –un hoboqui est un sac à forme modulable qui peut nous accompagner partout, il est élégant et pratique à la fois.
Hobo OMAN
 
Quelles sont selon toi les valeurs de la marque ?
Je dirais que les valeurs fondamentales de Camille se basent avant tout sur le respect de la nature, des animaux et des hommes. Disons de notre environnement en général !
Nous tenons aussi à mettre en avant le contact social dans le sens où nous souhaitons être à l’écoute de chaque personne que ce soit un client où les personnes avec lesquelles nous travaillons. Créer un climat de travail qui soit agréable pour tous.
Et enfin, bien évidemment la transparence qui est primordiale pour nous. Nous souhaitons être le plus honnête possible avec nos clients.
 
Les sacs Camille, pour quelles personnes ?
Aujourd’hui, nos sacs s’adressent plus particulièrement à des femmes qui aiment la mode. Mais aussi à celles qui s’ouvrent à la question environnementale ainsi qu’à celles qui militent ardemment pour l’environnement et/ou le bien-être animal.
Je dirais que notre marque est destinée aux femmes et jeunes femmes qui s’affirment que ce soit concernant leurs goûts ou leurs opinions. Je suis persuadée que chez Camille, il n’y a pas vraiment d’âge mais que du style. Quand je vois que nos clientes vont des très jeunes aux plus âgées je trouve ça formidable !
 
La deuxième ligne sera-t-elle toujours dans le même esprit ?
Pour la deuxième ligne, on garde les mêmes valeurs mais celle-ci sera un peu plus urbaine et épurée. Cette ligne sera certainement fabriquée au Portugal pour des raisons de réalité de coûts que nous expliquerons dans un article qui arrivera très bientôt.
La grande nouveauté sera que nous utiliserons aussi des nouvelles matières recyclées dont on vous parlera aussi dans un article, tout en gardant nos matières principales : l’Apple Skin et le Piñatex.
 
Est-ce que pour l’avenir vous travaillerez sur d’autres matières alternatives au cuir ?
Oui évidemment ! Nous sommes toujours à la recherche d’innovations quand on voit ce qui s’est passé avec l’Apple Skin et le Piñatex, on peut se demander ce qu’on pourrait faire avec des oranges?!  Tout est à inventer, c’est ce qui rend notre travail plus excitant encore !
 
Avez-vous pour ambition de vous déployer à l’étranger ?
Nous sommes déjà distribués au Japon, aux États-Unis, en Australie, et en Angleterre, et nous livrons à l’international.
Le seul bémol est l’impact environnemental lié aux transports. Nous espérons trouver d’autres moyens de logistiques moins impactant pour l’environnement.
 
Et bien merci pour ce petit entretien, en espérant que cela permettra à nos lecteurs et lectrices d’avoir plus d’informations sur la marque.

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